CNRS
En Fr

Partenaires


Coordonnées

  • Centre d'Etudes Himalayennes
    UPR 299 - CNRS
  • 7 rue Guy Môquet
  • 94800 Villejuif CEDEX
  • France
  • Tél : 01 49 58 37 36
  • Fax : 01 49 58 37 28
  • himalaya[at]vjf.cnrs.fr
  •  
  • Venir nous voir
  • Intranet
  •  


Accueil > Membres > Doctorants et post-doctorants

VALADAUD Romain

Doctorant en géographie humaine à l’Université de Fribourg (Suisse)

Contact  : rvaladaud [at] @hotmail.fr ; tél. +3363040786

Directrice de recherche : Olivia Aubriot (Centre d’études himalayennes)

 
 

Titre de la thèse : Water user associations et gouvernance locale dans le Tarai Népalais

Au vu de la littérature scientifique produite depuis les années 1960, il est aujourd’hui difficile de contester la dimension politique de l’eau. Du controversé Oriental Despotism de Wittfogel (1957) au Cycle Hydrosocial théorisé par Linton et Budds (2014), les sciences humaines se sont emparées du sujet pour démontrer la relation dialectique entre eau et ordre politique de toute société. Si la société n’a pu se faire sans l’eau, la gestion de cette eau s’est construite selon les caractéristiques des sociétés humaines, et a été façonnée par différentes rationalités de gouvernement à travers l’histoire et le monde. La gestion de l’eau est à la fois un reflet d’une rationalité politique et le catalyseur de luttes sociales entre différentes rationalités politiques (Boelens et al., 2016). Depuis les années 1980, se nourrissant de la défaite de l’interventionnisme étatique, et se mariant à la « troisième solution » Ostromienne, celle de la gestion des ressources naturelles en commun, le paradigme politico-économique néolibéral a dominé les projets de développement de l’irrigation dans le monde. Le crédo infatigable des bailleurs de fonds internationaux a été la Participatory Irrigation Management (PIM). Dans cette thèse, le but est de présenter PIM comme le fruit programmatique d’une rationalité politique, visant à créer un commun artificiel, confrontée à une réalité sociale locale particulière, celle de l’Est des plaines du Népal, un territoire traversé par de complexes relations économiques, sociales et politiques. Il s’agit alors d’étudier le processus dynamique d’intégration entre ces deux éléments pour essayer de repenser la nature des Water User Association (WUA) en tant qu’entités politiques faisant partie intégrante du jeu local de gouvernance politique.
 
 
Mots-clé

- irrigation
- rationalité politique
- association d’irrigateurs
- pouvoir
- hydrosocialité
- socio-technique
 
 
Publication

2015, "Construction de la plaine rizicole du Népal : sous le prisme de la gestion de l’eau et des processus de territorialisation dans le Sunsari" - en collaboration avec Candau Marie-Amélie et Olivia Aubriot. Espace Géographique 2015-2 (45) : pp. 160-173. Résumé
 
 
Communication

2017, “A Combined Analytical Narrative to Study the Politicization of Irrigation Management in the Tarai : Critical Realism, Hydrosocial Theory and Sociotechnical Approach”, Annual Conference on Nepal and the Himalayas, "Diminishing Returns of Resources in Nepal" panel, Kathmandu, 28 July.

Voir en ligne : Thèse au Népal : entre solitude et jubilation