CNRS
En Fr

Partenaires


Coordonnées

  • Centre d'Etudes Himalayennes
    UPR 299 - CNRS
  • Campus Condorcet
  • Bâtiment de recherche Sud
  • 5, cours des Humanités
  • 93300 Aubervilliers
  • France
  • Tel : 01 88 12 11 03
  • himalaya[at]cnrs.fr
  •  
  • Venir nous voir
  • Intranet
  •  



Accueil > Recherche > Projets de recherche auxquels participe le CEH

GoLFor-DEEPN – Gouvernance Locale des Forêts : Développement, Environnement et Économie Politique au Népal (2018-2022) – Joëlle Smadja, Olivia Aubriot et Romain Valadaud

Le projet GoLFor-DEEPN s’inscrit dans le Programme ANR "Interactions homme-environnement"
 
 
Coordinateur du projet : François Libois (École d´économie de Paris)

Le projet GoLFor-DEEPN ambitionne d’évaluer, à l’échelle du Népal, les effets de la décentralisation de la gestion forestière du département des forêts vers le niveau local (1) sur le couvert forestier, (2) sur l’action collective au sein des villages et (3) sur le fonctionnement du système politique local. Après des décennies de déforestation, le couvert forestier s’est légèrement amélioré au cours des 20 dernières années. Aucune étude de grande ampleur n’en analyse précisément les causes. La croissance économique, l’exode rural, la guerre civile, le développement d’énergies alternatives, la plantation d’arbres sur des terres privées sont autant d’autres explications potentielles de cette embellie.

GoLFor-DEEPN veut quantifier la contribution des groupements à la stabilisation du couvert forestier népalais, mettre en avant les mécanismes sous-jacents et discuter les effets distributionnels attendus, tant en ce qui concerne les niveaux de vie dans les villages que les pouvoirs locaux. Il est structuré autour de cinq hypothèses testables :

a) Rendre la gestion des forêts à leurs utilisateurs augmente-t-il le couvert forestier ?
b) La création de groupements a-t-elle des effets négatifs sur les zones adjacentes ? Augmente-t-elle la probabilité de l’émergence d’une action collective dans les forêts et villages voisins ?
c) Les restrictions d’usage imposées par les groupements d’usagers augmentent-elles l’adoption d’énergies de substitution et de nouvelles technologies parmi les villageois vivant à proximité des zones nouvellement gérées au niveau local ?
d) Le type de biens publics fournis est-il fonction des inégalités au sein des groupements et des villages ?
e) La gestion locale d’une ressource, dans un système où le comité exécutif est élu, peut-elle être vue comme une forme de proto-démocratie qui aide à sélectionner les dirigeants lors d’élections au niveau supérieur ?

Membres permanents du CEH participant à ce projet :
- Olivia Aubriot
- Joëlle Smadja
Doctorant affilié au CEH :
- Romain Valadaud