Sedyl - Structure et Dynamique des Langues - UMR8202 - CELIA


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16-05-2014

Séminaire doctoral - Théories et données linguistiques
Animé par A. Donabédian et A. Mardale
INALCO - S.5.28 - 14h00-18h00

Jovan KOSTOV, INALCO & STIH Paris Sorbonne
Quelques cas de MDO en macédonien : autour de la définitude

Bastien POREAU, INALCO - SeDyL, CNRS
L’obligation en russe : le cas nado/nužno


Résumé Jovan KOSTOV
Pour certains dialectes du macédonien, le marquage différentiel de l’objet a été abordé de façon très abondante dans les travaux d’Evangelia ADAMOU (Adamou, 2006, 2009). Cependant, ce phénomène concerne également, et dans des cas très précis, l’objet direct en macédonien standard. Les formes de l’objet direct défini sont systématiquement marquées soit par des pronoms clitiques, soit par la préposition "na", notamment dans les constructions impliquant une forme nominale du verbe. C’est, donc, la définitude et l’humanitude dans le cas des noms propres, qui est le facteur principal de marquage différentiel de l’objet. Dans cet exposé, nous allons répertorier quelques cas de MDO direct qui ne semblent pas être théorisés et établis comme règles dans les grammaires existantes du macédonien contemporain.

Résumé Bastien POREAU
En russe il existe trois structures différentes capables d’exprimer l’obligation : deux construites à partir d’un prédicat modal – une avec un sujet au nominatif avec lequel le prédicat s’accorde, et l’autre avec un sujet au datif et un prédicat non accordé - et une structure sans prédicat exprimé (structure infinitive, avec sujet datif). Pour cette présentation je me concentrerai sur deux prédicats présentés comme synonymes par les diverses sources que l’on peut trouver (dictionnaires et analyses linguistiques). Ces deux prédicats se construisent de la même façon, avec un sujet au datif, pouvant apparaître ou non dans la proposition, indiquant que le sujet n’a pas le contrôle de l’action, et suivis d’un infinitif pouvant être soit au perfectif, soit à l’imperfectif. Ce qui pose problème dans l’étude de ces deux prédicats, c’est qu’ils construisent la modalité d’obligation a priori de la même façon : l’énonciateur exprime que dans la situation donnée, un sujet doit réaliser une action. Cependant une différence entre eux, déjà bien attestée, se trouve dans les énoncés négatifs : nado peut, selon le contexte, exprimer une interdiction de réaliser l’action, ou bien une absence de nécessité, alors que nužno ne peut qu’exprimer l’absence de nécessité. Ce premier indice montre que les deux prédicats n’ont pas le même fonctionnement. Pour les différencier, il ne faudra pas seulement prendre en compte le type de modalité exprimée, mais voir comment celle-ci est amenée dans le contexte et envisagée par l’énonciateur. Pour ce faire, j’analyserai divers exemples ayant été soumis à des informateurs et dont l’analyse démontre qu’ils ne sont pas synonymes.